Par : Kemo Kanyi
Un membre présumé de l’équipe de tueurs de l’ex-président Yahya Jammeh, Michael Sang Correa, sera jugé aux États-Unis le mois prochain.
L’ancien capitaine de l’armée Sang Correa doit comparaître devant un tribunal américain le 7 avril 2024, pour le début de son procès.
Le procès de Correa aux États-Unis sera sans précédent, car ce sera la première fois qu’un ressortissant étranger sera jugé dans un tribunal fédéral américain pour des actes de torture commis en dehors du territoire fédéral.
Correa a été accusé de six chefs de torture et d’un chef de complot en vue de commettre une torture.
L’acte d’accusation allègue que Correa et d’autres membres de l’équipe de tueurs de Jammeh ont torturé des suspects lors du coup d’État avorté de 2006 dirigé par Ndure Cham, en les battant, en les asphyxiant avec des sacs en plastique et en leur infligeant des chocs électriques.
Le gouvernement américain a déposé les accusations en vertu de la loi sur la torture extraterritoriale, une législation pénale qui lui permet de poursuivre les individus se trouvant aux États-Unis pour des actes de torture commis à l’étranger, selon Trial International.
Le procès de Correa sera le premier procès d’un non-citoyen américain depuis l’adoption de la loi sur la torture en 1994, et seulement le troisième sous cette loi.
« Le procès est une étape cruciale pour obtenir la vérité et la justice pour les victimes de la dictature de Jammeh, caractérisée par des violations des droits humains à grande échelle, notamment les disparitions forcées, la torture, les exécutions extrajudiciaires, les violences sexuelles et la détention arbitraire », a rapporté Trial International.